FAQ
Questions fréquentes
Résidence, fiscalité, entreprise, immobilier, scolarité : les réponses aux questions que l'on nous pose le plus souvent avant un premier rendez-vous.
Dernière mise à jour : 23 juillet 2026. Les conditions ci-dessous sont celles en vigueur à la date de mise à jour (régime issu de la Finance Act 2025 mauricienne). Les mesures annoncées dans le Budget mauricien 2026-2027 (présenté le 19 juin 2026) sont signalées comme telles : elles ne seront intégrées qu'après leur promulgation. Au 23 juillet 2026, aucun Finance Act 2026 ne figure encore sur la liste officielle des lois adoptées (Assemblée nationale de Maurice).
Les règles relatives à l'immigration, à la fiscalité et aux investissements peuvent évoluer rapidement. Les conditions applicables doivent être vérifiées auprès des administrations compétentes avant toute décision.
1. Installation, visas et permis de séjour
En 2026, comptez 3 à 6 mois entre le premier échange et une installation stabilisée : dépôt du permis (Occupation Permit, Residence Permit ou Premium Visa), ouverture des comptes bancaires, logement, scolarisation, éventuelle création de société. L'instruction d'un dossier d'Occupation Permit complet prend en pratique de l'ordre de 5 à 20 jours ouvrés selon les dossiers (aucun délai officiel n'est publié par l'Economic Development Board). Les dossiers patrimoniaux ou fiscaux complexes se déroulent sur 6 à 9 mois pour rester irréprochables.
Cinq voies principales, relevant de trois régimes distincts (Finance Act 2025, First Schedule ; EDB/residency.mu).
Occupation Permits (permis combinant travail et résidence, valables jusqu'à 10 ans selon la catégorie et, pour les salariés, la durée du contrat) :
- OP Investor : investissement initial d'au moins 50 000 USD, chiffre d'affaires minimum de 1,5 M MUR dès l'année 1 et 20 M MUR cumulés en année 5 (une seconde voie existe à 100 000 USD avec des seuils de chiffre d'affaires allégés).
- OP Professional, structuré en deux sous-catégories : ProPass (salaire de base ≥ 30 000 MUR/mois) et Expert Pass (salaire de base ≥ 250 000 MUR/mois, sans pouvoir être actionnaire majoritaire de l'employeur).
- OP Self-Employed : apport initial de 50 000 USD, revenu d'activité d'au moins 750 000 MUR dès l'année 1, 6 M MUR cumulés en année 5, trois lettres d'intention de clients dont deux locaux exigées.
Residence Permit Retired : ne permet pas d'exercer un emploi salarié à Maurice. Son titulaire peut toutefois investir dans une entreprise mauricienne, à condition de ne pas y être employé et de ne percevoir aucun salaire ni avantage lié à un emploi.
- Conditions : 50 ans et plus, preuve d'un avoir d'au moins 24 000 USD ou d'un revenu garanti de 2 000 USD/mois, puis justification de transferts d'au moins 24 000 USD/an sur le compte mauricien.
- Durée : valable 10 ans, renouvelable.
Premium Visa : visa de long séjour, et non un permis de résidence. Valable jusqu'à un an, renouvelable. Le demandeur doit justifier d'une activité ou de revenus provenant de l'étranger, de ressources suffisantes pour financer son séjour, d'un projet de long séjour, d'un hébergement et d'une assurance voyage et santé. Il ne permet pas d'exercer une activité sur le marché du travail mauricien. Aucun seuil minimum officiel de revenu n'est actuellement publié par l'Economic Development Board.
Annoncé au Budget 2026-2027 (non promulgué) : relèvement de l'investissement Investor à 100 000 USD, fusion de ProPass et Expert Pass en une catégorie unique avec salaire minimum harmonisé à 50 000 MUR/mois, abolition du Family Occupation Permit, création d'un « Golden Visa » (1 M USD investi dans des secteurs stratégiques) et d'un Technical Permit. Ces mesures ne s'appliqueront qu'après adoption du Finance Act 2026.
Le PRP se prépare après 5 ans sur un Occupation Permit ou un permis de retraité, avec des seuils renforcés par la Finance Act 2025 (residency.mu, Permanent Residence Permit) :
- Investisseur : chiffre d'affaires annuel d'au moins 15 M MUR pendant 5 ans, ou 75 M MUR cumulés sur 5 ans.
- Professionnel : salaire de base d'au moins 400 000 MUR/mois pendant les 5 années consécutives précédant la demande.
- Self-employed : revenu d'activité annuel d'au moins 3 M MUR pendant 5 ans, ou 15 M MUR cumulés sur 5 ans.
- Retraité : transfert cumulé d'au moins 200 000 USD sur 5 ans (contre 54 000 USD sur 3 ans avant la réforme).
La demande doit être déposée dans les 6 mois suivant l'atteinte des critères. Le PRP est valable 20 ans, renouvelable. Le conjoint et les enfants à charge (moins de 24 ans) peuvent obtenir un permis en qualité de dépendants, sur demande : ils ne sont pas couverts automatiquement.
Les ressortissants de l'Union européenne sont exemptés de visa à l'entrée ; un séjour touristique est accordé au cas par cas, dans la limite de 180 jours cumulés par année civile (120 jours pour les séjours d'affaires), la décision finale revenant à l'officier d'immigration au point d'entrée (Passport and Immigration Office ; EDB, FAQ Premium Visa). Au-delà, un Premium Visa ou tout autre permis devient nécessaire pour rester dans la légalité.
Trois voies principales :
- Voie classique : résidence continue de 12 mois immédiatement avant la demande, précédée d'au moins 5 ans cumulés de résidence sur les 7 années antérieures (Mauritius Citizenship Act, s. 9(1)).
- Investisseur : pour un investissement d'au moins 500 000 USD à Maurice, le ministre peut accepter une résidence continue réduite à 2 ans (s. 9(3)). Il s'agit d'une faculté discrétionnaire, pas d'un droit automatique (à ne pas confondre avec le programme de « citizenship by investment » annoncé en 2018, jamais mis en œuvre).
- Conjoint d'un citoyen mauricien : enregistrement possible après 4 ans de vie commune sur l'île (s. 7(2)).
Selon les guidelines officielles de l'EDB :
- 1 000 USD pour un Occupation Permit Investor ou Self-Employed et pour le Residence Permit Retired.
- 400 à 1 000 USD pour un Professional selon la durée du contrat (moins de 2 ans à 10 ans).
- 400 USD par personne à charge (EDB, OP Guidelines).
Depuis le 1er décembre 2025, un frais de traitement non remboursable de 50 USD s'ajoute à toute demande (EDB/residency.mu, Revised Fees).
Pour les permis de résidence liés à un achat immobilier, des frais administratifs s'appliquent selon le régime (de l'ordre de 10 000 MUR sous IRS/RES à 20 000 MUR sous PDS) : le barème exact est à confirmer auprès de l'EDB au moment du dépôt (EDB Processing Fees Regulations 2024).
2. Fiscalité : France, Belgique, Luxembourg et Maurice
Depuis l'année de revenu débutant le 1er juillet 2025, l'impôt sur le revenu suit un barème progressif à trois tranches :
- 0 % jusqu'à 500 000 MUR.
- 10 % de 500 001 à 1 000 000 MUR.
- 20 % au-delà (MRA ; PwC Tax Summaries, Mauritius).
L'impôt sur les sociétés et la TVA restent à 15 %. Le Solidarity Levy a été aboli à compter du 1er juillet 2023.
Distinctement, la Finance Act 2025 a créé une Fair Share Contribution de 15 % sur la part du revenu imposable dépassant 12 M MUR, applicable aux années de revenu du 1er juillet 2025 au 30 juin 2028 (dividendes de sociétés résidentes inclus, dividendes d'entités Global Business exclus) (MRA, Fair Share Contribution).
Pas d'impôt sur la fortune, pas de droits de succession. Maurice n'applique pas de taxe générale sur les plus-values de cession d'actifs ; en revanche, les opérations immobilières supportent une fiscalité spécifique : le vendeur acquitte une land transfer tax, portée de 5 % à 10 % pour les non-citoyens à compter du 1er juillet 2026 (voir section 3).
Annoncé au Budget 2026-2027 (non promulgué) : refonte du barème avec une tranche à 20 % de 1 M à 12 M MUR et une nouvelle tranche à 35 % au-delà de 12 M MUR, qui remplacerait la Fair Share Contribution pour les personnes physiques.
Trois critères alternatifs s'appliquent en 2026 :
- Être domicilié à Maurice (sauf lieu permanent d'habitation hors de l'île).
- Y avoir séjourné au moins 183 jours sur l'année fiscale (juillet à juin).
- Cumuler au moins 270 jours de présence sur l'année en cours et les deux années précédentes (PwC Tax Summaries, Mauritius).
La qualification s'apprécie aussi au regard de la convention fiscale France-Maurice en cas de double résidence. Nous la sécurisons en amont, avec l'avocat fiscaliste partenaire, avant tout mouvement patrimonial structurant.
L'article 4 B du Code général des impôts fixe trois critères alternatifs de domiciliation française (BOFiP BOI-IR-CHAMP-10) :
- Le foyer ou le lieu de séjour principal.
- L'exercice d'une activité professionnelle non accessoire.
- Le centre des intérêts économiques.
Un seul de ces critères suffit à établir le domicile fiscal en France au regard du droit interne.
L'analyse se fait donc en deux temps :
- Examen des critères de l'article 4 B.
- En cas de double résidence France/Maurice, application des critères de départage de la convention fiscale (foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité), qui peuvent faire prévaloir la résidence mauricienne.
Chaque situation exige une analyse individuelle.
Oui : l'exit tax de l'article 167 bis du CGI reste applicable aux personnes domiciliées en France pendant au moins 6 des 10 années précédant le départ, dès lors qu'elles détiennent une participation d'au moins 50 % dans une société ou un portefeuille de titres supérieur à 800 000 € (notice 2074-ETD, impots.gouv.fr).
Les plus-values latentes sont taxées à 12,8 % (IR) + 18,6 % (prélèvements sociaux), soit 31,4 % au total.
Point d'attention spécifique à Maurice : le sursis de paiement n'est pas automatique. Maurice n'a pas conclu avec la France de convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement (l'avenant de 2011 n'a porté que sur l'échange de renseignements, et Maurice a exclu l'assistance au recouvrement dans le cadre de la convention multilatérale OCDE).
Le sursis doit donc être demandé expressément, avec désignation d'un représentant fiscal en France et constitution de garanties auprès du Trésor, via la déclaration 2074-ETD déposée au plus tard 90 jours avant le transfert. Un dégrèvement reste possible après 2 ans (portefeuille < 2,57 M€) ou 5 ans (≥ 2,57 M€) de conservation des titres.
Signée le 11 décembre 1980 et modifiée par un avenant du 23 juin 2011 (portant sur l'échange de renseignements), la convention limite la retenue à la source sur les dividendes à 5 % (participation ≥ 10 %) ou 15 % dans les autres cas. La France accorde en outre aux résidents de France percevant des dividendes de source mauricienne un crédit d'impôt forfaitaire de 25 % du montant de ces dividendes, plafonné à l'impôt français correspondant (art. 24, 2-c de la convention consolidée, impots.gouv.fr). Les plus-values immobilières restent imposables dans l'État où se situe le bien. La double imposition est éliminée par un mécanisme de crédit d'impôt réciproque.
Oui, signée le 4 juillet 1995 et en vigueur depuis le 28 janvier 1999. Elle plafonne la retenue à la source sur les dividendes à 5 % ou 10 %, sur les intérêts à 10 %, et exonère totalement les redevances (MRA, Double Taxation Avoidance Agreements).
Oui, signée le 15 février 1995. Les dividendes sont plafonnés à 5 % ou 10 %, tandis que les intérêts et les redevances sont exonérés de retenue à la source (Administration des contributions directes du Luxembourg ; MRA, DTAA). La convention a été modifiée par l'instrument multilatéral (MLI), avec des effets échelonnés : retenues à la source côté mauricien à compter du 1er juillet 2020, côté luxembourgeois à compter du 1er janvier 2021, autres impôts pour les périodes ouvertes à compter du 1er août 2020.
Trois régimes coexistent dans la convention France-Maurice (art. 18 et 19).
Pension privée (issue d'un emploi antérieur) : imposable en principe uniquement dans l'État de résidence, donc à Maurice pour un résident fiscal mauricien, où elle entre dans le barème local lorsqu'elle est reçue à Maurice ou réputée y être reçue selon la législation fiscale mauricienne. Attention : si la pension n'est pas effectivement assujettie à l'impôt à Maurice, la France retrouve son droit d'imposer (clause de l'art. 18 § 3) : le régime mauricien applicable doit donc être analysé au cas par cas.
Pension de sécurité sociale : imposable exclusivement dans l'État dont la législation la verse, donc en France pour les pensions des régimes français (art. 18 § 2).
Pension publique, notamment issue de la fonction publique : elle reste en principe imposable en France. Lorsque le bénéficiaire réside à Maurice et possède la nationalité mauricienne, elle peut également être imposable à Maurice, sous réserve du mécanisme prévu par la convention fiscale pour éliminer la double imposition.
Non. Dans la mise à jour adoptée par le Conseil de l'Union européenne le 17 février 2026, Maurice ne figure ni sur l'Annexe I (liste noire, 10 juridictions) ni sur l'Annexe II (liste grise, 9 juridictions) des pays et territoires non coopératifs (Conseil de l'UE, conclusions du 17 février 2026). Maurice ne figure pas non plus sur la liste française des États et territoires non coopératifs de l'article 238-0 A du CGI, mise à jour par l'arrêté du 15 avril 2026 (Légifrance) : aucune mesure fiscale défensive française ne s'applique donc de ce fait aux résidents français détenant des avoirs à Maurice. Les obligations déclaratives (comptes étrangers) et l'échange automatique d'informations (CRS) restent, eux, pleinement applicables.
3. Immobilier et coût de la vie
Selon Numbeo (données mi-2026), une famille de quatre personnes dépense en moyenne environ 2 200 USD/mois hors loyer (≈ 100 000 MUR), contre environ 600 USD/mois pour une personne seule, le coût de la vie global étant estimé environ 44 % inférieur à celui des États-Unis (Numbeo, Cost of Living Mauritius). En intégrant un loyer familial, un couple ou une famille expatriée doit prévoir en pratique un budget mensuel total de l'ordre de 130 000 à 150 000 MUR (≈ 2 700-3 100 €).
Oui, via des dispositifs dédiés : PDS (Property Development Scheme), Smart City Scheme, IRS et RES (historiques), et appartements dans des immeubles d'au moins deux étages (« G+2 ») (EDB, Guidelines). Le seuil de 375 000 USD investis ouvre droit à un permis de résidence pour l'acquéreur, son conjoint et ses enfants à charge de moins de 24 ans, tant qu'il reste propriétaire du bien. Hors de ces schémas, un étranger ne peut acquérir librement un terrain ou une villa individuelle en pleine propriété. Annoncé au Budget 2026-2027 (non promulgué) : interdiction pour l'État d'accorder des baux sur terres domaniales autorisant la vente de résidences aux non-citoyens, et prélèvement de 10 % à la charge du vendeur sur la cession de tels biens.
Les prix sur le segment éligible aux étrangers varient fortement selon la localisation et le standing, et les données publiées par les agences divergent : les fourchettes couramment citées vont d'environ 1 200-1 800 USD/m² dans les programmes du centre et de la côte ouest à plus de 2 000-4 000 USD/m² pour le haut de gamme du nord (Grand Baie) et de la côte est. Sur le segment prime, des consultants anticipent une hausse de l'ordre de +5 % à +12 % en 2026 : il s'agit d'estimations de marché, non de données officielles. Une étude comparative précise, quartier par quartier, est réalisée dans le cadre de nos missions d'acquisition.
Depuis le 1er juillet 2026, la taxe d'enregistrement (registration duty), payée par l'acquéreur non-citoyen, est de 5 % du prix d'achat pour les actes enregistrés à compter de cette date : mesure du Budget 2025-2026 confirmée par la Finance Act 2025, sans clause de grand-père pour les contrats signés avant (PwC, KPMG, Finance Act 2025).
Le vendeur non-citoyen acquitte de son côté une land transfer tax, également portée de 5 % à 10 % (la formule alternative « 30 % de la plus-value », annoncée dans le discours du Budget, n'a finalement pas été retenue dans la loi).
Les frais de notaire suivent un barème dégressif réglementé (2 % à 0,5 % par tranches, plus TVA), pour un coût effectif typiquement compris entre 0,6 % et 1,15 % du prix.
L'acquéreur doit prévoir :
- La registration duty de 5 %.
- Les honoraires du notaire et la TVA sur ces honoraires.
- Les frais administratifs et bancaires.
- Le cas échéant, une commission d'agence.
La land transfer tax applicable au vendeur ne doit pas être intégrée aux frais directement supportés par l'acquéreur. Une estimation personnalisée doit être réalisée avant la signature.
D'après Numbeo (mi-2026), un appartement 3 chambres se loue en moyenne environ 39 000 MUR/mois en centre-ville contre environ 31 000 MUR en périphérie (Numbeo, Cost of Living Mauritius). Dans le nord, prisé des expatriés (Grand Baie, Trou aux Biches), une villa 3 chambres avec piscine se loue en pratique entre 50 000 et 100 000 MUR/mois, une villa de luxe en front de mer entre 100 000 et 200 000 MUR/mois (estimations de marché des agences locales).
Les conditions permettant de conduire à Maurice avec un permis étranger dépendent notamment de la durée du séjour, du statut du conducteur et de la validité du permis présenté. Pour convertir un permis étranger en permis mauricien, la Mauritius Police Force demande notamment le permis original, le passeport, un justificatif de résidence, un permis de résidence ou de travail valide, des photographies et une attestation d'authenticité délivrée par l'autorité compétente du pays d'origine. Les frais administratifs de conversion sont de 1 500 MUR. Les délais, la nécessité éventuelle d'un permis international et les documents complémentaires doivent être confirmés directement auprès du Traffic Branch avant la démarche.
L'importation est fortement taxée. Depuis le 6 juin 2025, le droit d'accise dépend de la motorisation et de la cylindrée :
- Véhicules thermiques : de 0 % (jusqu'à 550 cc) à 45 %, 55 %, 75 % puis 100 % (au-delà de 2 000 cc).
- Hybrides, hybrides rechargeables et électriques : taux propres (de 15 % à 75 %).
La TVA de 15 % est calculée sur la valeur CIF augmentée du droit d'accise.
À titre indicatif, pour un véhicule thermique, la charge correspondant au droit d'accise et à la TVA représente :
- Environ 15 % de la valeur CIF jusqu'à 550 cm³.
- Environ 66,75 % entre 551 et 1 000 cm³.
- Jusqu'à environ 130 % au-delà de 2 000 cm³.
Ces calculs n'incluent pas les frais portuaires, le transport maritime, l'immatriculation, l'assurance et les autres frais administratifs. Les taux diffèrent pour les véhicules hybrides, hybrides rechargeables et électriques.
Selon la grille tarifaire applicable au moment de l'immatriculation, la taxe routière annuelle dépend de la cylindrée :
- 3 500 MUR jusqu'à 1 250 cc.
- 4 000 MUR jusqu'à 1 600 cc.
- 8 500 à 13 000 MUR au-delà (NLTA).
Ordres de grandeur pour une famille en 2026 :
- Électricité (CEB) : tarif progressif de 3,16 à 8,77 MUR/kWh selon la consommation (Central Electricity Board, Domestic Tariff), pour une facture familiale typique de 2 500-5 000 MUR/mois.
- Eau (CWA) : de l'ordre de 300-800 MUR/mois pour une famille de quatre.
- Fibre internet (MyT) : de 1 100 MUR/mois (50 Mbps) à 2 200 MUR/mois (300 Mbps) (MyT / Mauritius Telecom).
4. Entreprise, banque et vie professionnelle
Oui. Une société domestique (Domestic Company) se constitue en ligne auprès du Registrar of Companies, avec un traitement pouvant intervenir en une demi-journée lorsque le dossier est complet (comptez quelques jours en pratique avec la préparation des documents).
Il n'y a pas de frais d'enregistrement à l'incorporation pour une société domestique. La redevance annuelle 2026 du Registrar :
- 500 MUR pour une petite société privée (CA ≤ 30 M MUR).
- 2 500 MUR (CA de 30 à 100 M MUR).
- 18 000 MUR (au-delà de 100 M MUR).
- 27 000 MUR pour une société publique (CBRD, Registration fees 2026).
Les activités internationales passent par une Global Business Company (GBC) régulée par la FSC :
- Frais d'incorporation de 3 000 à 13 500 MUR au CBRD.
- Licence FSC (frais annuel porté à 2 600 USD à compter du 1er juillet 2026).
- Recours obligatoire à une management company.
La création d'une société peut permettre de déposer une demande d'Occupation Permit Investor. L'obtention du permis n'est pas automatique : elle reste soumise au respect des conditions d'investissement, d'origine des fonds, d'activité, de chiffre d'affaires et à l'approbation des autorités mauriciennes.
Le taux standard de l'impôt sur les sociétés est de 15 %, réduit à 3 % pour les revenus d'exportation de biens (MRA, Corporate Taxation).
Un régime d'exonération partielle de 80 % existe sur certaines catégories de revenus (dividendes étrangers, intérêts, revenus de fonds d'investissement, leasing de navires/aéronefs), porté à 95 % pour les intérêts perçus par certains fonds agréés FSC, sous réserve de conditions de substance : activité réelle à Maurice, personnel qualifié et dépenses proportionnées.
À noter : un Corporate Climate Responsibility levy de 2 % s'applique aux sociétés dont le chiffre d'affaires dépasse 50 M MUR, portant la charge effective au-delà de 15 % pour celles-ci.
Certaines sociétés sont également soumises à une Fair Share Contribution pour les années de revenu comprises entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2028 :
- Concernées : sociétés dépassant les seuils applicables de fournitures, d'assujettissement à la TVA et de revenu imposable.
- Taux : 2 % pour certaines sociétés bénéficiant d'un taux d'impôt de 3 %, 5 % pour certaines sociétés soumises au taux normal de 15 %.
Son application doit être vérifiée selon la situation précise de l'entreprise.
L'ouverture se fait auprès des banques locales (MCB, SBM, ABC Banking, Absa, Standard Bank) ou de leurs cellules private banking.
- Résident titulaire d'un permis : ouverture rapide (souvent une semaine environ) avec un dépôt minimum symbolique (0 à 5 000 MUR selon la banque).
- Non-résident, ouverture à distance : compter plutôt 2 à 8 semaines et des exigences de dépôt très variables selon l'établissement et le profil (de l'ordre de 10 000 USD chez certaines banques comme l'offre offshore d'Absa, à des seuils bien supérieurs en private banking). Les minima exacts doivent être confirmés par écrit auprès de chaque banque.
Le KYC est renforcé : identité, justificatif d'adresse, origine des fonds, parfois lettre de référence bancaire. Un dossier bien préparé en amont réduit sensiblement les délais.
Les délais, dépôts minimums et conditions d'acceptation sont indicatifs. Ils varient selon l'établissement bancaire, le produit choisi, la résidence fiscale, l'origine des fonds et le profil du client. Les conditions doivent être confirmées par écrit directement auprès de la banque concernée.
5. Santé, éducation et vie quotidienne
Maurice dispose d'un système à deux niveaux.
- Secteur public : gratuit ou fortement subventionné pour la population mauricienne. Les ressortissants étrangers peuvent toutefois devoir acquitter certains frais selon leur statut, l'établissement et les soins reçus.
- Secteur privé : bien développé, notamment C-Care Wellkin (ex-Apollo Bramwell, Moka) et C-Care Clinique Darné (Floréal), utilisé par la plupart des expatriés.
Le coût d'une assurance santé varie fortement selon l'âge, les antécédents médicaux, la zone géographique couverte et le niveau de garanties. Il faut distinguer :
- Les assurances locales et les assurances internationales.
- Les couvertures hospitalisation seule et les contrats au premier euro.
- Les formules associant la CFE à une complémentaire.
Les montants présentés sont uniquement indicatifs et doivent faire l'objet d'un devis personnalisé.
Non : aucune convention bilatérale de sécurité sociale n'existe entre la France et Maurice (CLEISS, conventions bilatérales : la convention franco-mauricienne de décembre 1980 est une convention fiscale, pas sociale). Un Français qui travaille à Maurice est donc affilié au régime local mauricien. Pour continuer à se constituer des droits en France, il peut adhérer volontairement à la Caisse des Français de l'Étranger (CFE) pour la santé, la retraite et l'invalidité, ainsi qu'à Malakoff Humanis International pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco.
L'île compte cinq établissements homologués AEFE suivant le programme français (dont le Lycée La Bourdonnais à Curepipe, l'École du Nord à Mapou et le Lycée des Mascareignes), des écoles britanniques préparant les IGCSE et A-Levels de Cambridge (Northfields, Le Bocage, Westcoast) et des cursus IB. Les frais annuels vont d'environ 3 000-4 000 € en primaire (filière française) à 11 000-12 500 € en secondaire dans les écoles internationales, avec des frais d'inscription ponctuels en sus (Northfields 2025-2026 : primaire ≈ 162 000-300 000 MUR/an, secondaire ≈ 560 000-608 000 MUR/an, tarif expatriés). Les inscriptions s'anticipent 6 à 12 mois à l'avance selon la zone.
Oui, mais l'importation d'un chien ou d'un chat est soumise à des conditions sanitaires strictes et nécessite un permis délivré préalablement par la Division of Veterinary Services du ministère de l'Agro-industrie.
Selon l'espèce, le pays de provenance et le dossier sanitaire, les autorités peuvent notamment demander :
- Une identification par puce électronique.
- Une vaccination antirabique et un titrage sérique.
- Des certificats vétérinaires.
- Des conditions particulières de stérilisation.
Les races autorisées, les modalités de transport, le délai de dépôt du dossier et la durée de quarantaine dépendent des conditions inscrites dans le permis d'importation. Ces exigences peuvent évoluer.
Il est indispensable d'obtenir une confirmation écrite de la Division of Veterinary Services avant toute réservation aérienne ou organisation du transport.
En 2026, un accompagnement EXPAT 360 démarre à partir de 3 500 € HT pour un dossier simple (visa, logement, scolarisation) et va jusqu'à 15 000 à 25 000 € HT pour un projet 360° complet incluant fiscalité, structuration patrimoniale, création de société et acquisition immobilière. Le premier rendez-vous de cadrage (30 minutes) est offert ; un devis détaillé est établi après ce premier échange, sans engagement.
Les informations présentées sur cette page sont générales, indicatives et susceptibles d'évoluer. Elles ne constituent ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni une garantie d'obtention d'un visa, d'un permis, d'un financement ou d'une autorisation administrative. Chaque projet doit faire l'objet d'une analyse personnalisée et d'une vérification auprès des administrations mauriciennes et des professionnels compétents.
Prochaine étape
Parlons de votre projet
Un premier échange confidentiel pour cadrer votre situation, vos objectifs et les jalons à venir.
